Déontologie

CHARTE ET CODE DEONTOLOGIQUE DE LA FENAHMAN (Fédération francaise des école de Naturopathies Francaise)
En accord avec l'OMNES (Organisation de la Médecine Naturelle et de l'Education Sanitaire):

CONSIDERANT les avancées incontestables des connaissances médicales et techniques en relation avec les plus récentes découvertes scientifiques,

CONSIDERANT la diminution de la mortalité infantile et l’augmentation de la longévité moyenne, conséquences directes des énormes progrès de l’hygiène et de la sociologie,

CONSIDERANT la tendance générale à privilégier la prophylaxie artificielle et à négliger l’aspect important de la prévention individuelle par l’enseignement des lois de la vie saine et par l’autogestion de la santé,

CONSIDERANT qu’en regard de la régression des maladies épidémiques, on assiste à une recrudescence inquiétante des maladies chroniques et métaboliques dites de civilisation (troubles cardio vasculaires, auto-immuns, allergiques, viraux, neuropsychiques, S.I.D.A. , diabète, obésité …) devant lesquelles la médecine moderne reste souvent impuissante,

CONSIDERANT la volonté d’un nombre grandissant d’individus de prendre en main leur santé, de ne plus dépendre d’un seul système médical, et d’être responsabilisé,

CONSIDERANT que le maintien en bonne santé de l’individu ne saurait être dévolu uniquement au corps médical stricto sensu défini par le Code de la santé publique,

CONSIDERANT la prise en compte par la Communauté Européenne des médecines non-conventionnelles en vue de leur harmonisation,

CONSIDERANT l’adoption par le Parlement Européen de la résolution sur le statut des médecines non conventionnelles en date du 29 mai 1997 (rapport Colins / ex. Lannoye),

CONSIDERANT la possibilité juridique, pour les praticiens de santé non médecins,d’exercer dans de nombreux Etats membres de l’Union Européenne,

CONSIDERANT le rapport français du Conseil Economique et Social de 1982 insistant sur la nécessité d’une véritable prévention sanitaire,

CONSIDERANT le rapport Béraud de 1992 dénonçant l’usure du système de soin ainsi que sa "non qualité médicale et économique" ,

CONSIDERANT que tout individu, selon la définition de la santé produite par l’O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé), doit pouvoir accéder à "un état complet de bien-être physique, mental et social", la santé ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité,

CONSIDERANT la prise en compte de plus en plus importante, tant au niveau européen qu’au niveau international, des droits du patient et de l’individu,

CONSIDERANT que dans cette optique, le Naturopathe doit pouvoir contribuer à faciliter l’accès de son consultant au "meilleur état de santé" qu’il soit "capable d’atteindre",

CONSIDERANT l’existence d’un véritable corps professionnel français et européen d’hygiénistes, d’éducateurs, de praticiens et techniciens de santé naturopathes, dont l’exercice :
– est normalement et officiellement fiscalisé et programmé dans la nomenclature de l’I.N.S.E.E,
– est répertorié par l’Agence Pour la Création d’Entreprise (A.P.C.E.) relevant du Secrétariat d’Etat aux PME au commerce et à l’artisanat,
– est également répertorié par le Bureau International du Travail (BIT) relevant de l’ONU,
– mais dont la réalité continue à être ignorée par la législation du ministère de la Santé ;

En conséquence, la Fédération Française de Naturopathie –FENAHMAN- regroupant une dizaine d’associations de professionnels praticiens de santé en naturopathie et organismes de formation de techniciens de santé parmi les plus importantes, et comprenant de nombreux adhérents, s’est donnée la mission de rédiger et de publier la présente Charte de la naturopathie et un Code de déontologie du praticien de santé naturopathe.