Pourquoi est-il si difficile de changer ?

Parfois on veut changer quelque chose, on sait que c’est bon pour nous mais il y a comme une difficulté qui nous empêche de nous améliorer. On appelle ça : la résistance au changement. Dans cet article, je vais vous expliquer pourquoi il est si difficile de changer.

La faute de nos ancêtres ?

Ils devaient combattre, fuir, chasser et trouver une grotte pour survivre à l’époque paléolithique. Pour s’en sortir, l’homme préhistorique avait besoin d’une grande quantité d’énergie pour être en mesure de combattre un mammouth ou de prendre ses deux jambes à son cou pour fuir à haute allure. Pour se prémunir du danger, les hommes des cavernes avaient besoin de s’adapter très vite à une situation en produisant de l’adrénaline et du cortisol (hormone du stress). Le stress fait partie intégrante de l’être humain, et ce, depuis la nuit des temps. Malheureusement la réponse au stress nous demande beaucoup d’énergie nerveuse et physique. Donc l’homme des cavernes avait besoin d’énergie pour augmenter ses chances de survie.

Il faut savoir que notre corps et notre esprit sont toujours orientés vers la survie. Pour cela le corps à besoin, de se reproduire, de manger, d’avoir du plaisir, de facilité et surtout de sécurité.

Economiser de l’énergie

Quand nous nous éloignons de nos habitudes, cela nous demande beaucoup de carburant au niveau du cerveau (glucose et oxygène). Notre quotidien (train train habituel) est déjà très demandeur au niveau énergétique. Le fait de vouloir changer pourrait nous couter en temps et en vitalité. Notre inconscient nous protège de cette perte d’énergie en s’identifiant à une zone de confort. En d’autres termes, troquer notre caverne pour un nouveau territoire se traduit par un risque.  Il n’existe aucune garantie. Nous pouvons nous tromper, le regretter ce qui pourrait affaiblir notre capacité d’adaptation. En contrepartie, éviter de sortir de sa zone de confort peut être aussi très inconfortable et produire les mêmes résultats au bout du compte.

Comment nous dépensons notre énergie intellectuelle et physique au XXIème siècle

Notre corps suit toujours notre esprit vers quelque chose de connu mais très peu dans l’inconnue. Nous dépensons notre énergie dans nos habitudes de fonctionnement. Prenons un exemple, si tous les matins nous nous réveillons et nous nous connectons à des émotions négatives (malheur, douleur, peur etc..), le cerveau va automatiquement s’identifier au passé. Dès que notre attention est placée sur une émotion du passé, nous nous déconnectons du moment présent pour transférer notre énergie dans ce qui a été vécu. La plupart de ces émotions sont liées à des souvenirs de gens, de choses, d’objets à certains moments et à certains endroits dans notre vie. Quand nous nous connectons à ces émotions qui sont associées, nous activons certains circuits dans notre cerveau qui date du passé pour dépenser notre énergie dans un futur attendu. Ce qui veut dire que toute l’énergie est focalisée sur l’expérience du passé, pour anticiper un futur prévisible. Si notre réalité du monde associatif est orientée vers le malheur, la douleur, la peur, nous allons anticiper nos émotions futures.

Le monde extérieur et intérieur

Notre monde extérieur est fait d’objets, de choses, d’endroits et notre monde intérieur est fait de pensées et de sentiments. Si vous placez votre attention sur votre téléphone portable, sur vos réseaux sociaux, sur votre ordinateur, sur votre travail, votre patron, vos collègues, votre famille, vos amis, votre argent, vos douleurs, toute cette énergie sera dépensée vers le monde extérieur. Il restera très peu d’énergie dans notre monde intérieur de pensées et de sentiments pour créer de la nouveauté. Plus nous nous focalisons sur le monde extérieur plus nous renforçons notre zone de confort (zone connue) et plus ça sera difficile de créer de la nouveauté. Là où vous placez votre attention, c’est là que vous placez votre énergie. Plus votre attention est orientée vers les conflits, les rancœurs, la haine (du passé) etc.… plus vous allez galvaniser votre énergie intérieure. Souvenez-vous bien, notre survie dépend de notre énergie. S’il y a peu d’énergie à nous consacrer, pourquoi troquer notre caverne pour un nouveau territoire.

Comment identifier les énergies galvanisantes

La première chose à faire pour retrouver de l’énergie est de désinvestir des émotions du passé (conflit, frustration, injustice, perte, colère etc.…) pour programmer un nouveau futur. Diminuer le volume de nos émotions permet d’affaiblir ces liens énergétiques avec le monde extérieur (objet, personnes, choses etc..) pour réinvestir une énergie constructive.

Toutes ces choses dans la réalité extérieure sont-elles mauvaises ?  

Non. Mais si on n’arrive pas à les dépasser c’est qu’elles nous possèdent.

Pour identifier cela, je vous propose de noter sur une feuille une liste de choses où vous placez votre attention quotidiennement. Une fois que vous avez listez les domaines qui stagnent (travail, famille, amis etc.…), il faudra donner moins d’importance à ces énergies.

Les deux circuits antagonistes

Dans le cerveau nous avons deux circuits qui sont antagonistes :

– Le circuit de la récompense : ce système de « récompense » est indispensable à la survie, car il fournit la motivation nécessaire à la réalisation d’une action ou de comportements adaptés, permettant de préserver l’individu et l’espèce.

Pour cela le cerveau libère de la dopamine afin que nous puissions passer à l’action.

Cette dopamine est un des neurotransmetteurs impliqués dans ce circuit de la récompense, qui permet de nous procurer du plaisir.

Il y a d’autres hormones et neurohormones qui sont impliquées dans cette notion du bonheur (sérotonine, ocytocine, endorphines etc.)

– L’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (axe HHS) : à l’inverse cette axe est sous l’influence du cortisol (hormone du stress) et de l’adrénaline pour répondre à un stimulus potentiellement dangereux pour l’intégrité du corps.

En résumé, le circuit de la récompense est associé au plaisir et l’axe HHS est associé au danger.

Ces deux mécanismes sont en opposition et lorsque vous saturez l’un, vous empêchez l’autre de s’exprimer. Si vous saturez votre cerveau de pensées négatives (émotions du passé), vous empêcherez la production suffisante de dopamine, de sérotonine, d’ocytocine etc.. . Si votre cerveau est sous l’influence constante du cortisol et de l’adrénaline, vous n’allez pas pouvoir exploiter votre créativité, votre imagination, vos pensées constructives, vos ressources intérieures pour créer du changement (monde intérieur).

Notre bonheur ou notre malheur se produit chimiquement à l’intérieur de notre cerveau.  

La bonne nouvelle c’est qu’on peut influencer le changement.

Voici mes 3 solutions pour créer du changement

L’autohypnose

L’hypnose est un état modifié de conscience, un état intermédiaire entre la veille et le sommeil. C’est un état naturel que nous expérimentons plusieurs fois par jour, spontanément. Notre cerveau est composé de deux parties : une partie consciente (la rationalité, règles sociales, analyse, décisions, etc..) et une partie inconsciente, qui enregistre comme un ordinateur toutes nos expériences et nos apprentissages. Cet inconscient nous permet aussi de respirer sans y penser, de gérer notre immunité, d’avoir des réflexes, un instinct de survie, de gérer la digestion, de créer des émotions (peur, joie, tristesse etc..), d’avoir des  pulsions (plaisir) et de stocker nous souvenirs. Il est un véritable réservoir de connaissances et de compétences mais la plupart du temps nous ne savons pas les identifier, et encore moins les exploiter car nous ne savons pas comment y avoir accès.

L’hypnose est une porte d’accès vers cette partie inconsciente de nous-même, dans laquelle nous allons pouvoir puiser des ressources pour créer du changement.

L’autohypnose représente l’utilisation par soi-même de l’état d’hypnose pour permettre de modifier ses programmations négatives et de donner des nouvelles perspectives à sa vie.

Pour vous initier à l’autohypnose, je vous conseille de suivre la formation de Kevin Finel sur www.psychonaute.org. Cette plateforme va vous permettre d’apprendre à créer des états hypnotiques et d’explorer vos fonctionnements intérieurs. Une fois que vous allez être à l’aise avec l’autohypnose, vous allez pouvoir travailler sur les domaines du changement :

– Les compulsions

– L’estime de soi

– Le détachement de l’ego

– La concentration

– Sortir de sa zone de confort

– La motivation et le passage à l’action

– Les croyances

– La créativité etc…

La technique du switch

Le switch est une technique comportementale de PNL (programme neuro linguistique) basée sur la visualisation et utilisant le travail des modalités. La représentation que l’on a du monde ainsi que toutes nos expériences sont codifiées par notre cerveau sous forme de modalité VAKOG (Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif et Gustatif). Par exemple, une image visuelle peut être en noir et blanc ou en couleurs, elle a une taille, une forme, etc. De même un son à forcément un volume, une fréquence, et parvient à celui qui l’entend à partir d’un point donné dans l’espace. Chaque image mentale possède un état interne correspondant. Si une certaine image mentale produit chez vous un état interne négatif, en modifiant l’image, il devient possible de modifier également l’état interne et l’améliorer. Avec cette technique, vous pouvez diminuer les états internes négatifs en augmentant les états internes positifs.

Le protocole :

Exemple : j’ai envie d’arrêter de fumer mais je n’y arrive pas

  • Identifiez le comportement à changer (je n’ai plus envie de fumer)
  • Repérez l’image interne qui déclenche cet état (une image de moi qui est en train de fumer)
  • Figez cette image avant le déclencheur (une image de moi avant que je prenne une cigarette)
  • Servez-vous de vos sens (visuel, auditif, kinesthésique principalement), et rendez cette image encore plus repoussante (assombrissez cette image, changez le décor, supprimez des couleurs, baissez le volume, mettez le son plus aigu ou plus grave etc…). Ça doit être personnalisé
  • Visualisez cette image sur un écran imaginaire (télé, cinéma, affiche etc…)
  • Crée une image correspondant à l’état désiré (une image de moi où j’ai arrêté de fumer)
  • Intensifiez l’image avec vos sens afin de la rendre plus attirante (imaginez de belles couleurs, un décor plus agréable, avec une belle musique, une atmosphère chaleureuse etc…)
  • Placez cette nouvelle image dans un coin de l’écran
  • Faites grandir très rapidement (switcher) la petite image, de façon telle qu’elle recouvre l’ancienne
  • A la fin de ce processus, visualisez un écran blanc
  • Recommencez la même opération cinq fois de suite, de plus en plus vite à chaque fois (pas le temps de conscientiser ce qui se passe)

La loi de l’hormèse

Tout le monde connait la célèbre phrase de Nietzsche qui dit « Tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort », elle résume parfaitement la loi de l’hormèse. Il s’agit de confronter l’organisme ou l’esprit à un stress intense mais bref, afin qu’il acquière de nouvelles compétences. Une fois le stress passé, il faudra amener à un repos suffisant pour améliorer les fonctions biologiques. Mettre son corps dans un inconfort permet de sortir de sa zone de confort et de muscler sa capacité d’adaptation. Elle nous invite à pratiquer « l’inconnu et l’inconfort » pour pouvoir être mieux armé la prochaine fois qu’il rencontre ce type de stress. On accède ainsi à une meilleure version de soi-même au niveau physiologique, émotionnel et mental.

Il y a 5 piliers majeurs pour pratiquer l’hormèse :

– Le jeûne

– La respiration

– Le froid

– Le chaud

– L’activité physique

Voici quelques exemples d’une pratique hormètique (liste non exhaustive) :

Le jeûne :

– Le jeune hydrique

– L’intermittent ou la fatsing 16/8

– Le jeûne sec

– Le jeûne long

L’exposition au froid :

– Se mettre en teeshirt quelques minutes dehors en hiver

– La douche froide

– Le bain froid remplis de glaçon

– Se baigner dans des lacs ou en mer en hiver

– Se plonger avec le moins de vêtements possible dans la neige

– Faire de la cryothérapie

La respiration :

– Faire des exercices d’hyperventilations contrôlées comme la méthode Wim Hoff

– Faire des exercices d’hypoventilations comme la méthode Buteyko

– Pratiquez des retentions à poumons vides ou à poumons pleins (marche afghan, pranayama, respiration carrée)

L’exposition au chaud :

– Se mettre dehors par temps chaud

– Le sauna infra rouge ou traditionnel

– La douche hyperthermique (très chaude)

– Effort physique sous la chaleur ou très couvert

– Bain hyperthermique de Salmanoff

L’activité physique :

– Le CrossFit

– Les exercices de HIIT

– Des sprints à haute intensité (8 à 10 sprints)

– Des sprints à haute intensité avec une respiration nasale uniquement

– Des exercices physiques à jeun (sec ou pas)

– Faire un exercice le plus rapidement possible (exemple 200 pompes en moins de temps possible)

Attention cette méthode est individualisée, il faudra vous renseigner auprès d’un professionnel formé avant de la pratiquer. 

N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un naturopathe ou un praticien en hypnose pour tous conseils supplémentaires.

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