Thyroïde, les solutions naturelles

Il y aurait plus de 6 millions de français qui souffriraient d’un déséquilibre de la thyroïde. Cette petite glande en forme de papillon, située à la base du cou influence énormément notre système hormonal.  

Sa fonction est en analogie avec la vitesse, voire même l’impatience, lorsque le métabolisme est activé, ou l’apathie et la lenteur lorsque ce métabolisme est ralenti. Elle est la glande des émotions, liée à la mémoire et la concentration, associée à la digestion, aux phanères, au sommeil, au cycle féminin… elle est encore appelée le 3 troisième ovaire chez la femme. Dans cet article, je donnerai des solutions générales pour les personnes atteintes d’hypothyroïdie et d’hyperthyroïdie.

La thyroïde

La thyroïde est composée de 2 lobes latéraux réunis par un isthme sur la ligne médiane, en avant de la trachée et de l’œsophage. C’est une des glandes les plus volumineuses du corps. Son volume varie en fonctions des saisons. Elle travaille beaucoup plus en hiver qu’en été. La thyroïde est également très vascularisée pour qu’on puisse la nourrir d’oxygène et de nutriments. Son débit sanguin varie en fonction des sollicitations de notre système nerveux végétatif (parasympathique et sympathique). Le sympathique diminue le débit sanguin et le parasympathique augmente le débit sanguin. Son nettoyage est assuré par le système lymphatique (pensez à la thyroïde quand vous faites de la rétention d’eau). 

Quel est le rôle de la thyroïde ?

Elle fabrique deux types d’hormones : la triiodothyronine (T3) et la thyroxine (T4) qui circulent dans le sang, vont se fixer sur presque tous les organes et cellules du corps à qui elles transmettent des messages.

Quelles sont les fonctions de la thyroïde ?

La thyroïde contribue à régler le niveau global d’activité et de dépense en énergie de l’organisme en stimulant le cœur, le cerveau. Elle agit quasiment sur tous nos organes.

La thyroïde :

– Influence le poids et la masse musculaire

– Favorise la solidité des os, des cheveux, des ongles

– Favorise le sommeil

– Joue sur l’humeur et stimule le système nerveux central

– Module le taux de cholestérol et la glycémie

– Régule la température corporelle

– Augmente ou réduit le rythme cardiaque

Régule le transit intestinal

Comment fonctionne cette thyroïde

Elle agit grâce à l’axe hypothalamo-hypophysaire. L’hypothalamus secrète et libère la TRH (thyreo-realing hormone) dans la circulation sanguine cérébrale. La TRH parvient à l’hypophyse qui sécrète et libère de la TSH (thyréostimuline). La TSH via la circulation sanguine parvient à la thyroïde. La thyroïde libère 2 hormones : la T4, qui contient 4 atomes d’iode, et une petite quantité de T3 (20%), qui contient 3 atomes d’iode. Une fois qu’il y a une quantité suffisante de T4 et de T3, la thyroïde envoie un message à l’hypophyse pour stopper la fabrication de TSH (rétrocontrôle). La T4 est une pro hormone (hormone inactive) qui doit être convertie en T3 grâce aux enzymes 5’désiodases. 80% de la T3 sont convertis dans les autres organes qui sont le foie, les reins, les intestins (bactéries spécifiques), le cerveau et les muscles.

Constitution de la thyroïde

La thyroïde est constituée de follicules (vésicules) bordés de capillaires. Les vésicules ont une forme de sac dont la paroi est formée d’une couche de cellules (thyréocytes) et d’un centre qu’on appelle le colloïde. Le colloïde contient la thyroglobuline, qui elle-même contient la tyrosine (acide aminé). La tyrosine est essentielle à la fabrication des hormones T3 et T4. La thyroïde est constituée de cellules parafolliculaires (cellules C) qui régulent le taux de calcium dans l’organisme (calcitonine).

Les cofacteurs essentiels de la thyroide

Pour produire les hormones T4 et T3, la thyroïde a besoin de tyrosine (acide aminé), d’iode, de vitamines et de minéraux. Les thyréocytes fabriquent la thyroglobuline qui contient la tyrosine dans le colloïde. La thyroglobuline contient 2768 acides aminés. Elle est stimulée par la TSH et la carence en iode.

L’iode est l’oligoélément le plus important pour que la thyroïde fonctionne. Il faudrait 150 à 200 microgrammes d’iode par jour (adultes, ado, enfant +10) pour que la thyroïde soit bien alimentée.

L’iode doit être transformée par la thyroperoxydase (TPO) pour qu’elle soit active. Cette TPO est fortement antigénique, ce qui la rend vulnérable à des attaques auto-immunes (Hashimoto, Basedow, lupus, polyarthrite, vitiligo).

Ou trouver de l’iode ?

 On trouve l’iode principalement dans les produits de la mer (nombres de microgrammes pour gr d’aliments):

Algues mais surtout les algues séchees : 4000 à 20000 microgrammes

– Sel non raffiné 1500 microgrammes

– Morue 368 microgrammes

– Le jaune d’œuf 192 microgrammes

– Maquereau, haddock, merlan 150 microgrammes

– Huitres 57 microgrammes

– 1 ampoule de quinton= 10 microgrammes

Pour votre AJR d’iode, je vous conseille de consommer par exemple :

Une poignée d’algues séchées + 1 œuf + 1 ampoule de quinton

Attention aux bromures

Quand le bromure augmente, l’iode diminue mais il faut des années pour en avoir les effets.

On trouve des bromures dans les pesticides et les retardateurs de flammes (PDBE) des jouets, du mobilier, des vêtements, des appareils électroniques etc…

Comment mesurer la carence en iode ?

Une carence en iode peut être mesurée en faisant une iodurie urinaire. C’est un indicateur notable du déficit en iode disponible pour la thyroide.

Vous pouvez être en déficience d’iode quand le taux se situe entre 25 et 100 microgrammes. La complementation devient obligatoire à ce moment la. Vous pouvez trouver d’excellentes algues qui vont combler la carence en iode comme le kelp, le fucus, la laminaria la digitata, le lithotamne.

Je peux vous conseiller le laboratoire nutrixeal et biophenix pour pallier à vos carences

Attention on ne se complémente pas en iode tant qu’il n’y à pas une carence en iode avérée. 

Pas d’iode en cas de maladie  d’Hashimoto, de Basedow et d’hyperthyroïdie 

Synthéses des hormones thyroidiennes

Cette synthése se passe en 6 étapes :

L’iode arrive dans les capillaires (alimentation ou corps) et rentre dans les thyréocytes sous forme inactive (iodures)

  1. Synthése de thyroglobuline (sous l’effet de la tsh) par le retciulum endoplasmique et l’appareil de golgi dans les thyréocytes pour ensuite migrer dans le colloide.
  2. La thyroperodxydase (TPO) va transformer les iodures en iode actifs. L’iode actif rentre dans le colloide.
  3. L’iode se lie avec la tyrosine de la thyrogloboline pour former des T1 (1 iode) et T2 (2 iodes)
  4. T1 et T2 s’associent pour former T3 et T4
  5. La thyroglobuline repasse dans les thyréocytes par endocytose pour rejoindre les lysosomes (organites cellulaires)
  6. Les lysosomes séparent les T3 et les T4 de la thyroglobuline par des enzymes lysosomales. Ils vont diffuser ces hormones dans la circulation sanguine pour rejoindre les tissus par des transporteurs.

5’désiodase

Les hormones T4 (forme peu active) doivent se transformer en T3 (forme active) pour que la thyroïde fonctionne correctement. Cette transformation est possible grâce à une enzyme : la 5’desiodase. Elle permet d’enlever une molécule d’iode aux hormones T4. Cette désiodase est présente principalement dans le foie mais aussi dans les intestins, les reins, le système nerveux, le cœur, les muscles.

Certains cofacteurs sont essentiels pour que la 5’ désiodase fonctionne. Il faut de l’iode, du magnésium, du zinc, du sélénium, du molybdène (rare carence), du fer, du cuivre (rare carence), vit A, B6, B9.  

La T4 est transformée par l’enzyme 5’désiodase (qui a besoin des cofacteurs suivants : iode, magnésium, zinc, sélénium, fer, cuivre, molybdène, vit A, B6, B9) pour faire de la T3.

Si vous êtes en carence de ces cofacteurs, cette conversion en T4 et T3 ne se fera pas correctement.

20% de la T4 sont transformés en T3 dans l’intestin grâce à l’enzyme sulfatase intestinale synthétisée par les bactéries saines du microbiote.

Si vous souffrez de dysbiose, de colopathie fonctionnelle, de SIBO et de MICI, les T4 seront moins bien converties en T3. Ça demandera encore plus de travail au niveau du foie et des reins pour compenser. Si ces deux émonctoires sont surchargés, la thyroïde fonctionnera au ralentie.

T3 reverse

Les hormones thyroïdiennes T4 peuvent se transformer en T3 reverse grâce à l’enzyme 5 désiodase. Cette T3 reverse n’a pas d’activité biologique sur la thyroïde et empêche la transformation en T3 active.

Quelles sont les facteurs d’une augmentation de T3 reverse ?

– Le stress chronique

– Les restrictions caloriques

– Un jeûne prolongé et régulier

– Les maladies infectieuses

Une insuffisance hépatique

Les déficits en minéraux, vitamines, oligo-éléments (voir ci-dessus)

– Le syndrome de Cushing (hypercortisolisme)

– Une forte exposition aux métaux lourds

Qu’est ce qui perturbe le fonctionnement de la thyroïde ?

– L’exces de T3 reverse

– Leaky Gut syndrome (perméabilité intestinale)

L’hyperoestrogénie

– Les carences en minéraux, vitamines, oligo-éléments, lipides et protéines

Une carence en vit D3, en iode et en vit A

Le stress chronique

La surconsommation d’aliments goitrogènes : les cruciféres (navets, choux, rutabaga etc…) surtout crus, le manioc, soja, millet, sorgho

Les phyto-œstrogènes : soja, houblon, avoine, graines de lin, trèfle rouge, sauge etc..

Le SOPK

– Les aliments raffinés et sucrés

– Le blé moderne (surtout en cas de thyroïdite d’Hashimoto)

– Les produits laitiers

– L’alcool

– Les perturbateurs endocriniens : les bromures +++, les pesticides, les fongicides, le BPA, les parabènes, formaldéhydes, phyto-œstrogènes, PDBE

– Les médicaments : les bétabloquants, la cardarone (antiarythmique) , le Bactrim (antibiotique), le phénylbutazone (anti-inflammatoire), le théralite (troubles bipolaires)

– Les métaux lourds : le bromure, le fluor, l’aluminium, le mercure etc…

– La WIFI

– L’obésité et le diabète

– Le tabac

– Les infections virales, bactériennes, fongiques : Virus Epstein Barr (mononucléose infectieuse), Helicobacter pylori, maladie de Lyme, candidose chronique, hépatite C, CMV (cytomégalovirus) etc…

– La génétique, épigénétique

En résumé

Voici un schéma récapitulatif d’une stimulation ou d’une inhibition de la thyroïde

L’hypothyroïdie

L’hypothyroïdie est un dérèglement de la glande thyroïde qui ne secrète plus assez d’hormones thyroïdiennes (T4 et T3)

En hypothyroïdie classique, les analyses montrent une TSH augmentée et les T4 et/ou T3 diminuées.

Si la TSH est augmentée et les T4 et/ou T3 restent normales, on appelle ça une hypothyroïdie frustre (surtout chez les seniors).

Les symptômes d’une hypothyroïdie

– Fatigue chronique, frilosité, chute de cheveux

– Ballonnement, constipation

– Prise de poids

– Baisse de mémoire et de concentration

– Ralentissement du rythme cardiaque

– Syndrome canal carpien

– Baisse de l’acuité auditive et visuelle

– Essoufflement

– Règles abondantes et prolongées

– Cycle perturbé

– Baisse de l’immunité : sinusites, bronchites etc…

Quelles sont les analyses à faire pour détecter une hypothyroïdie

Dosage sanguin de la TSH et éventuellement les T4 et T3 si la TSH augmente

Anti TPO Anti-TG, TRAK (Basedow) pour repérer une maladie auto immune

Mais pour être beaucoup plus précis afin de bien traiter une hypothyroïdie il faudrait doser pleins d’autres choses comme :

– Les T3 reverse (très pertinent)

– Le cortisol, l’hormone du stress

Le cholestérol (car en cas d’hypothyroïdie le cholestérol augmente)

– Les Gamma GT, les enzymes du foie

-Le fer mais surtout la transferrine

-Le zinc, le sélénium, le calcium et le magnésium urinaire, le vitamine D3, B12, E et A le manganèse, le molybdène

– Des typages lymphocytaires (th1, th2, treg, th17)

Le taux d’insuline et l’hémoglobine glyquée

– La CRP ultrasensible (inflammation) et l’électrophorèse des protéines

Et si ça ne donne rien, il serait intéressant de faire la sérologie pour EBV (Epstein-Barr mononucléose), Helicobacter pylori, yersinia, CMV (Cytomégalovirus)

Les Maladies auto immunes de la thyroïde

Les atteintes auto-immunes de la glande thyroïde comprennent la thyroïdite de Hashimoto et la maladie de Basedow.  

Les maladies auto-immunes de la thyroïde comptent parmi les maladies auto-immunes les plus fréquentes, elles touchent 15% de la populations (toutes les MAI confondues). Elles concernent beaucoup plus les femmes que les hommes. Elles sont caractérisées par la présence d’anticorps antithyroïdiens.

Ces maladies peuvent se déclencher de différentes façons et elles sont multifactorielles.

Nous pouvons mettre en évidence différents critères de causalité (augmentation des anticorps antithyroïdiens) :

– La génétique

– Les infections virales ou bactériennes (EBV, CMV, yersinia, maladie de Lyme, Helicobacter pylori etc.…)

– Certains médicaments

– Carences dans certains micronutriments comme l’iode, le sélénium et la vitamine D

– Les intolérances alimentaires (caséine et gluten…)

– Les lectines et les solanacées (aubergine, pomme de terre, tomate, poivrons, goji etc…)

– La perte de tolérance immunitaire (déséquilibre du microbiote, GALT etc…)

– La dysbiose associée à la candidose

– Le stress oxydatif

– Les métaux lourds

– Hyper-œstrogènie

– L’inflammation chronique de bas grade

– Le tabac

Maladie auto-immune de Hashimoto (hypothyroïdie ou thyroïdite)

Elle est souvent observée chez les femmes de 30 à 60 ans.

La maladie de Hashimoto se déroule en trois étapes :

1ère  étape : Le système immunitaire va attaquer les thyréocytes (cellules thyroïdiennes)

2ème étape : Inflammation de la thyroïde avec une hyperthyroïdie transitoire (elle peut être chaude à la palpation)

3ème étape : Transition de l’hyperthyroïdie à des symptômes d’hypothyroïdie

Pour savoir si c’est une maladie auto-immune, n’hésitez pas à demander à votre médecin de mesurer les Anti-TPO et les Anti-TG

Traitements proposés en cas d’hypothyroïdie ou de maladie d’Hashimoto :

La plupart des médicaments proposés des traitements à base de T4 synthétiques comme le Levothyrox, Euthyrox, l-thyroxine etc…

La complémentation de T4 synthétiques permet de faire baisser la TSH par effet de rétrocontrôle pour pouvoir la stabiliser. Les dosages du médicament se font en microgrammes à prendre tous les jours (25 µg, 50 µg, 75 µg, 100 µg, 125 µg, 150 µg, 175 µg, 200 µg).  Il est conseillé de ne pas augmenter rapidement les doses sous peine d’endormir complètement la thyroïde. Laissez un temps de 3 à 4 mois entre les augmentations de dosage.  

Le médicament Euthyral me semble plus judicieux car il contient de la T3 et de la T4. On à vu un peu plus haut que la T3 était l’hormone active de la thyroïde.

Certains médecins (peu nombreux) proposent des extraits de thyroïde porcine qui sont très proches de nos hormones (Armour Thryroid)

L’hyperthyroïdie

L’hyperthyroïdie est un dérèglement de la glande thyroïde qui secrète beaucoup plus d’hormones thyroïdiennes (T4 et T3)

En hyperthyroïdie classique, les analyses montrent une TSH basse et les T4 et/ou T3 augmentées.

Parfois on peut diagnostiquer une thyroïdite subaiguë (thyroïdite subaiguë de Quervain). C’est une maladie inflammatoire aigue de la thyroïde causée par un virus. Une hyperthyroïdie est parfois suivie d’une période transitoire d’hypothyroïdie.

Les symptômes d’une hyperthyroïdie

– Troubles de la mémoire et de la concentration

– Exophtalmie (yeux exorbités)

– Insomnie, agitation, nervosité

– Transit rapide (diarrhée)

– Perte de poids

– Goitre vasculaire (50% des cas)

– Tachycardie

– Sueurs, peau chaude, mains moites, soif

– Faiblesse musculaire (myasthénie)

– Tremblements

 Maladie auto-immune de Basedow (hyperthyroïdie)

Elle atteint 10 femmes pour un homme. Elle est souvent associée à d’autres maladies auto-immunes telles que le vitiligo, le syndrome de Gougerot etc… . Les anticorps TRAK bloquent les récepteurs à la TSH et le rétrocontrôle s’effectue moins bien. La TSH baisse et les T4 et/ou les T3 augmentent. Le tabac est un facteur connu d’une origine de la maladie de Basedow.

Traitements proposés en cas d’hypothyroïdie ou de maladie de basedow :

Le traitement classique de l’hyperthyroïdie sont les antithyroïdiens de synthèse (ATS) pendant au moins 6 mois. Ils sont souvent associés à des bétabloquants pour baisser la tension, des corticoïdes et des sédatifs.  

Les traitements antithyroïdiens de synthése provoquent certains effets secondaires comme des allergies cutanées, une augmentation des enzymes hépatiques et une chute des neutrophiles. Le sélénuim et l’iode sont contre indiqués en cas d’hyperthyroïdie.

Les solutions générales pour les dysthyroïdies (hypo et hyper)

Prenez soin de votre alimentation

Il faudra limiter :

– Les produits industriels et transformés

– Les aliments raffinés

– Les aliments à charge glycémique élevée

– Le gluten et les produits laitiers (crème, beurre, fromage, lait etc…)

– Les acides gras trans (huiles et margarines)

– Les molécules de Maillard (torréfaction, fritures, les aliments grillés)

– L’eau du robinet ou en bouteille

– Les gros poissons (métaux lourds)

– Les pesticides

– Les cruciféres (surtout en cas d’hypothyroïdie) comme la famille des choux, rutabagas, navets, moutarde et le brocoli (attention à ne pas les supprimer car ce sont des supers aliments) mais aussi  le manioc, soja, millet, sorgho.

Il faudra augmenter :

– Les fruits et les légumes de saison

– Les omégas 3 comme les sardines, les maquereaux, le foie de morue, l’huile de lin, l’huile de chanvre, l’huile de cameline, les graines de lin, de chia, les noix de Grenoble, les sardines, les pistaches etc..

– Les supers aliments comme les graines germées, le pollen, le plasma de quinton et les algues (attention en cas d’hyperthyroïdies, d’Hashimoto et de Basedow), les jus de légumes pressés à froid, la spiruline et la klamath (attention en cas de maladies auto-immunes)

– Les aliments riches en flavonoïdes et en antioxydants : gingembre, curcuma, ail, champignons, fruits rouges, oignons, raisin, cassis, phycocyanine, CoQ10 (surtout en cas d’hyperthyroïdie), betteraves, carottes, épinards, plantes (passiflore, reine des près, millepertuis, mélilot et romarin)

– Les aliments riches en tyrosine : les œufs, les poissons, les oléagineux, les avocats

– Les aliments riches en zinc : graines de courges+++, algues et huitres (attention en cas d’hyperthyroïdies), jaune d’œuf, légumes, figues et légumineuses.

 – Les aliments riches en Magnésium : noix, noix de cajou, noisettes, amandes, épinards, choux, persil, fenouil, cacao, betteraves, courgettes, ail

– Les aliments riches en vitamines B : les fruits, les légumes ou les jus, les oléagineux, les légumineuses, le persil, l’ortie piquante, et les supers aliments

– Les aliments riches en vitamine A (surtout le rétinol) : l’huile de foie de morue

– Les aliments riches en fer et son cofacteur (si carence) : spiruline, vitamine C et klamath

A ajouter en cas d’une petite hypothyroïdie (interdit en cas d’hyperthyroïdie, de Basedow et d’Hashimoto)

Les aliments riches en iode en cas de carence : jaune d’œuf, les algues, le quinton, le sel non raffiné, le foie de morue, les huitres. Attention aux bromures, quand ils augmentent l’iode diminue.

Le sélénium : Œufs, ail, oignons, céréales complètes sans gluten, levure de bière, noix du brésil +++(5 par jour max) 

Prenez soin de votre foie :

On à vu précédemment que le foie avait une grande importance pour transformer les T4 en T3 (forme active des hormones thyroïdiennes).

Pour prendre soin de son foie il faut :

– Diminuez les aliments qui perturbent le foie comme le café, l’alcool, le fructose industriel, les produits industriels, les sucres raffinés et les aliments avec un index glycémique élevé.

Soutenir le foie en favorisant les deux phases de détoxification : la Phase I et la Phase II (https://askthescientists.com/fr/qa/liver-detoxification-pathways/)

– Phase I : pour activer la première phase de détoxification il faudra apporter des micronutriments comme le sélénium, le zinc, le manganèse, le soufre, le cuivre, le cobalt, le molybdène, les vitamines B et C. Ces cofacteurs vont permettre de participer à la sécrétion des enzymes de détoxification : les cytochromes P450 (Phase I de détoxification)

– Phase II : pour activer la deuxième phase de détoxification il faudra apporter des acides aminés (choline, glycine, cystéine, méthionine, acide glutamique etc…) des micronutriments (soufre, vit b6, b9 et b12) et des antioxydants comme le glutathion (avocat, chardon marie, acide glutamique, cystéine, glycine) mais aussi de la bétaïne (betterave)

– Mettre une bouillotte chaude sur le foie pour faciliter le travail hépatique par vasodilations des vaisseaux

Pratiquez une activité physique régulière :

Etude publiée le 22 avril 2019 sur Pub Med

Contexte : Les bienfaits de l’activité physique pour la santé sont bien établis, mais l’association entre l’activité physique et le cancer de la thyroïde demeure mal comprise. Le but de l’étude était d’étudier la relation entre l’activité physique et le cancer de la thyroïde afin de déterminer le type, la fréquence et la durée de l’exercice nécessaires pour maximiser la prévention.

Méthode : Les cas, diagnostiqués de janvier 2009 à juillet 2018, et les contrôles ont été inscrits à l’hôpital universitaire « Policlinico-Vittorio Emanuele » de Catane (Italie du Sud). Des modèles de régression logistique ont été utilisés pour estimer les ratios de cotes bruts et ajustés (DO) et leurs intervalles de confiance de 95 %.

 Résultats : Au total, 106 cas (91,2 % de type papillaire) et 217 témoins ont été recrutés. L’activité physique était rare à Catane (32,8 %) et n’a pas été corrélé au risque de cancer total de la thyroïde (OR : 0,997 ; IC à 95 % : 0,515-1,929). Inversement, marcher tous les jours pendant au moins 60 minutes a réduit le risque de cancer de la thyroïde (OR: 0,357; IC à 95%: 0.157-0.673).

 Conclusions : Notre étude a montré que la durée quotidienne de la marche était associée à un risque plus faible de cancer de la thyroïde à l’aide d’une étude cas-contrôle. Malheureusement, la fréquence de l’activité physique diminue souvent avec l’âge, en particulier chez les personnes âgées, de sorte que davantage de recherche sur l’observance de l’activité physique est nécessaire pour déterminer quelles approches sont les plus efficaces pour promouvoir une participation soutenue à l’activité physique.

 Pratiquez la respiration pour diminuer le stress :

Le stress chronique possède des effets délétères sur les hormones thyroïdiennes. Le stress chronique freine la synthèse des T4 et augmente les T3 reverse (T3 inactif).

Différentes techniques peuvent aider à moduler le stress comme le yoga, l’hydrologie, les massages, la méditation etc… Mais un des meilleurs moyens de moduler le stress rapidement est la respiration consciente ; voici quelques règles pour avoir une bonne respiration :

Il est intéressant de respecter 4 principes pour avoir une bonne respiration afin de diminuer le stress

  • Prolongez l’expiration par rapport à l’inspiration
  • Faites des rétentions à poumons vides et à poumons pleins (Wim Hof si bonne énergie)
  • Expirez et inspirez uniquement par le nez
  • Privilégiez une respiration diaphragmatique (en gonflant le ventre)

Méditation stress microbiote : Etude publiée en 2017 sur Pub Med

Contexte • Dans le monde, plus de 25% des personnes sont touchées par des troubles anxieux et dépressifs. La méditation gagne en popularité dans les milieux cliniques et son efficacité de traitement est étudiée pour un large éventail d’affections psychologiques et physiologiques. Une exploration de la physiologie du stress est un précurseur essentiel à la délimitation des mécanismes sous-jacents aux effets bénéfiques des pratiques de méditation.

Objectif • La revue décrit un modèle de processus physiologiques interconnectés qui pourraient soutenir l’inclusion et l’expansion continues de la méditation dans le traitement de diverses conditions médicales et d’étudier le rôle que le microbiote intestinal peut jouer dans la réalisation du bien-être par la méditation.

Conception • Les auteurs ont effectué une recherche dans la base de données de la littérature scientifique dans le but d’examiner le lien entre les techniques de gestion du stress et le microbiote humain. Leur objectif était également d’identifier l’étendue des réactions épigénétiques sous-jacentes à ces processus. L’examen a été achevé en environ 2 ans. Les bases de données recherchées comprenaient Medline via PubMed et Ovid, PsycINFO via Ovid, Spinet, ProQuest Central, SAGE Research Methods Online, CINAHL Plus avec texte intégral, Science Direct, Springer Link et Wiley Online Library. Les mots clés recherchés comprenaient, mais sans s’y limiter, le stress, la méditation, la pleine conscience, le système immunitaire, l’axe HPA, le système nerveux sympathique, le système nerveux parasympathique, le microbiote, le microbiome, la fonction de barrière intestinale, l’intestin qui fuit, le nerf vague, la psychoneuro-immunologie, l’épigénétique et NF-κB.

Contexte • L’étude a eu lieu à l’Université de New York (New York, NY, États-Unis), à l’Université de Californie, à San Diego (La Jolla, Californie, États-Unis) et à la Fondation Chopra (Carlsbad, Californie, États-Unis).

Résultats • le stress psychologique déclenche généralement une réaction de combat ou de fuite, provoquant la production d’hormone de libération de corticotropine et de catécholamine dans diverses parties du corps, ce qui perturbe finalement le microbiote. En l’absence de stress, un microbiote sain produit des acides gras à chaîne courte qui exercent des effets anti-inflammatoires et antitumoraux. Pendant le stress, une population microbienne intestinale modifiée affecte la régulation des neurotransmetteurs médiée par le microbiome et la fonction de barrière intestinale. La méditation aide à réguler la réponse au stress, supprimant ainsi les états inflammatoires chroniques et maintenant une fonction de barrière intestinale saine.

Conclusions • L’équipe de recherche actuelle recommande l’intégration de la méditation dans les modèles conventionnels de soins de santé et de bien-être. Parallèlement, des études pour explorer les effets de la méditation sur le microbiote humain sont justifiées.

Complémentation

Phytothérapie et micronutrition :
 Prenez soin de votre muqueuse intestinale :

La rupture de la barrière intestinale accentue les risques de dysthyroïdies (hypo et hyper).

Les compléments intéressants sont la glutamine, les probiotiques, les prébiotiques et les enzymes digestives.

En cas d’hypothyroïdie et de maladie d’Hashimoto

Acide aminée

L-Tyrosine (sauf pour les personnes sous euthyral)

L’iode (si carence avérée) :

Fucus, kelp, laminaria digitata

Plantes immunomodulatrices (module l’immunité) :

Vitamine D et A, zinc, Ortie feuille, Boswellia et astragale

Plantes stimulantes de la conversation de T4 et T3

Le guggul, les bourgeons de cassis et de bouleau pubescent

En cas d’hyperthyroïdie et de maladie de Basedow

Plantes immunomodulatrices (module l’immunité) :

Vitamine D et A, zinc, Ortie feuille, Boswellia et l’astragale

Plantes frénatrices de la synthèse des hormones thyroïdiennes

Valériane, aubépine (bourgeon) et les aliments goitrogènes (crucifères)

Plantes frénatrices du rythme cardiaque :

Aubépine, ail et olivier

Plantes relaxantes et sédatives (nervosités dû à l’hyperthyroïdie) :

Passiflore, mélisse, valériane et le magnésium

Et aussi la CoQ10 très intéressante pour les problèmes d’hyperthyroïdies (+ on est en hyperthyroïdie + le CoQ10 baisse)

En cas de stress

– Les plantes adaptogènes come l’éleuthérocoque, le schisandra, la rhodiole

– Le magnésium

Les autres techniques intéressantes :

L’ostéopathie, la chiropractie, l’étiopathie, la micro-kiné, la médecine chinoise, le chant etc…

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